« Web 2.0 » = « Pédagogie 2.0 » ?

(Sujets spéciaux - 84910 - EDC 7002)

Depuis quelques années, nous assistons à l'arrivée d'une génération d'outils Internet appelée « Web 2.0 ». Ces nouvelles plateformes contributives, que sont « YouTube », les « blogues », « wikis » et « podcasts », sont déployées en quelques minutes sans connaissances techniques. Par la mise en place de plateformes contributives - qui permettent la création, la publication et la diffusion de contenus multimédias, facilement accessibles en ligne, - la création de contenu est grandement facilitée, ce qui offre à l'internaute une gamme de possibilités jusque-là inespérées. L'interactivité radicalement ouverte à la base du « Web 2.0 » apporte son lot de nouveaux enjeux politiques, éthiques et pédagogiques pour les éducateurs, les parents et les étudiants. Notre séminaire permettra d'aborder certaines questions, à la fois théoriques et pratiques, liées à ces enjeux : 1) la question du contrôle :

2) la question de la qualité du contenu :

3) la question de la structuration du contenu :

Le but principal du cours est d'apprivoiser et d'analyser des pratiques sociales « Web 2.0 » pour voir si - ou en quoi - ces pratiques sociales (et nécessairement politiques et éthiques) nécessitent de nouvelles pratiques pédagogiques, voire une « Pédagogie 2.0 ». Voici l 'espace wiki du cours : Web2Pédagogie2Hiv10 Vous ne comprenez pas la question (problématique) du cours ? Et pourquoi pas lire le texte-en-commun finale de 65 pages! :-)

EDC65804 : analyse des controverses technoscientifiques

Bruno Latour, philosophe et sociologue français, soutient que nous avons, à travers les siècles, développé trois grands ensembles de représentations pour caractériser les objets : le premier leur attribue une essence 'naturelle', le deuxième, une essence 'sociale', et le troisième, une essence 'sémiotique'. Aujourd'hui, ces trois ensembles de représentations sont très difficiles à distinguer les uns des autres ; des objets comme les microbes, les neutrinos de DNA, la couche d'ozone, et les "cyborgs" sont à la fois naturels, sociaux, et discursifs. Cependant, beaucoup de nos schèmes de référence en éducation maintiennent ces distinctions, voire établissent entre elles un ordre hiérarchique à propos duquel se chamaillent les familles épistémologiques. Mais à qui et à quoi servent ces distinctions? La théorie de l'acteur-réseau (connu sous le nom d' ANT, Actor Network Theory) offre une autre façon d'analyser (disons d'ANTalyser) ces "acteurs" technoscientifiques, complexes, hétérogènes, et dynamiques. ANT rejette les distinctions trop nettes entre ces trois ensembles de représentations, et met plutôt l'accent sur le développement du savoir en lien avec le pouvoir, c'est-à-dire sur la [re]production des "faits". Nous allons également exploiter le concept de pouvoir chez Foucault afin de raffiner nos analyses. Enfin, de telles analyses ont des effets pédagogiques significatifs que nous essaierons de préciser.Analyse de controverses technoscientifques

Sujets spéciaux EDC-62341 : la philosophie de la technologie

Par une étude critique et réflexive des technologies, nous examinerons ces « technosystèmes » sur le plan politique, éthique et environnemental. Une attention particulière sera accordée à la complexification des concepts (technologie, techne, machine, outil, déterminisme, etc); 2) à une exploration des postures prédominants dans la société (soucieux, utopiques et co-constitutifs) ; 2) à l'analyse des représentations de ces postures (dans les films, les journaux, etc) ainsi que des enjeux (sociaux, politiques, éthiques) qui en découlent; et 3) à un approfondissement des implications ainsi que les conséquences de ces postures pour la pédagogie.